RUW : 21 mai 2008
Le procès d’intention consiste à rejeter et condamner une personne et ses idées en prétextant qu’elles dissimulent des intentions inavouables.
Chacun a pu faire l’expérience de ce type d’argument fallacieux, côté accusateur ou côté accusé. Il faut avouer que ce procédé facilite la digestion et procure un sommeil apaisant. En paix avec lui-même, l’accusateur ne se remet pas en cause et continue son petit bonhomme de chemin.
La semaine dernière, des questions ont été posées ici sur l’autodérision et l’autosatisfaction. L’ironie du sort a voulu que ces interrogations « de la vie réelle » soumises au k-jibi underground de la blogosphère débouchent sur une prise de conscience.
Quoi de plus agaçant que de supporter dans son quotidien de travail un clown dans la plus pure tradition burlesque et fantaisiste. Quoi de plus fallacieux que de se demander si ce n’est pas un égo surdimensionné ou de velléités de reconnaissance qui l’anime.
L’accusatrice n’a pas subitement eu un éclair de bienveillance et de clairvoyance, le discernement est encore loin. Non, l’accusatrice a elle-même été victime d’un procès d’intention. On ne comprend bien que ce que l’on expérimente.
S’il s’avère qu’à l’avenir un procès d’intention soit intenté, pour des raisons qui ne seront bien évidemment pas qualifiées de sombres, nul doute qu’une fin de non-recevoir viendra le sanctionner.
