K-jibi : 11 juin 2008
Samuel
a lancé un vrai faux-concours : à la recherche de la blogueuse la plus conne de la blogosphère.
Pour prétendre participer à ce concours, il faut remplir plusieurs conditions :
1- Tenir un blog de fille.
2- Mieux encore, tenir un blog “de modasse de base”.
3- Parler de marques.
4- Faire de l’argent avec son blog en relayant les opérations de buzz.
Je suis toutes excitée par ce concours et j’ai bien envie de postuler. On pourrait m’objecter de ne pas remplir toutes les conditions.
Certes, mais je compte bien ne pas en rester-là et affûter avec vous mon argumentaire.
D’abord je tiens un blog de fille. Vous en doutez ? Je parle de cosmétique, de sexe, critique les autres et je me suis même mise à demi-nue en qualité de groupie. Qu’ois-je, un blog de femme ? Si c’est pour m’insulter, la croix en haut à droite est à votre disposition. Mon blog de fille, tu le kiffes ou tu le quittes. Vous voyez, j’ai appris à maîtriser les principes de base du blog de fille.
Ensuite, je cite les marques (Clinique, Crème de la mer, L’Oréal, Got2be) et les agences de buzz (buzz paradise, e-buzzing).
Enfin, ce blog est sur la bonne voie pour devenir un blog de modasse de base puisque j’ai relaté les ventes de presse avec une photo visage caché.
Last but not least, je fais des liens vers les blogs de mes copines. Je name-drop. J’utilise des mots de vocabulaire qui sortent de l’ordinaire*. Ce qui n’est pas facile, facile car je dois chercher sur google comment ça s’écrit et vérifier les définitions. Mais bon, faut ce qui faut, y parait que les vrais blogs de fille qui vont perdurer sont ceux qui ont de vraies qualités littéraires.
Le point tendancieux* est la rémunération. Justement, c’est ce qui fait la force de ma candidature. Puisque je ne gagne pas un rond en citant les marques, je suis donc la plus conne des blogueuses, la pute qui suce gratos afin de mieux mordre son client.
Si vous pensez que ma candidature tient la route, allez voter pour moi chez Samuel.
Mais, je me disperse, c’est le moment de mordre : relever les travers et les limites d’un système est différent de dénigrer. Se moquer des autres, de soi oui. Dénigrer et juger, non.
